Des religieux anglophones de Terre Sainte à la découverte de la calligraphie dans le judaïsme

Le lundi 20 juillet, un groupe de religieux et religieuses anglophones s'est réuni au Notre Dame Center de Jérusalem pour un approfondissement de la calligraphie dans la culture et la religion juives. Les rencontres mensuelles font partie des activités organisées par les religieux anglophones et dirigées par le fr. Lionel Goh, un franciscain originaire de Singapour.

« L'initiative a été lancée il y a quelques mois par les sœurs du couvent de la Flagellation - explique fr. Goh - du fait de leurs rythmes de travail particuliers, elles n'ont pas l'occasion de sortir pour mieux connaître la réalité locale ».

Dans la ville de Jérusalem, carrefour de peuples et de religions, avant la pandémie, plusieurs opportunités spirituelles étaient proposées chaque mois à différents groupes linguistiques. Selon le franciscain, la récente pandémie mondiale et les tensions internes du pays ont toutefois conduit à l'isolement des différentes communautés religieuses locales, qui se sont retrouvées encore plus éloignées de la vie quotidienne de Jérusalem et de ses dynamiques complexes.

« Nous avons commencé à nous retrouver au sanctuaire de la Flagellation, sur la Via Dolorosa, pour des temps de prière : adoration, célébration de l'eucharistie, partage de la Parole » poursuit fr. Lionel. « Puis, d'autres religieux ont décidé de prendre eux aussi ce petit moment de réflexion, et ensemble nous avons décidé d’inclure dans nos réunions mensuelles une étude culturelle approfondie en anglais ».

Deux conférences ont déjà eu lieu : la première, donnée par Sœur Theresa Rose de la congrégation des Filles de Sion, était une étude approfondie de la Pentecôte dans le judaïsme ; la seconde portait sur le livre de l'Exode, donnée par fr. Lionel.

« De la prière, nous sommes passés aux activités qui nous permettent d'approfondir, rassembler et recevoir des informations sur l'environnement local. La dynamique d'animation a également joué un rôle actif dans l'organisation » a affirmé le franciscain. « Par exemple - poursuit-il - : aujourd'hui, il n'aurait pas été possible de se réunir au couvent des Sœurs de Mère Teresa de Calcutta, où nous avons l'habitude de nous rencontrer. En effet, on ne pouvait pas demander à un scribe de la Torah d'entrer dans une église du quartier chrétien. Selon la tradition juive, entrer dans un lieu de culte non juif peut être un motif d'"impureté" ».

A ce jour, une trentaine de religieux et de religieuses ont rejoint cette initiative et continuent de proposer des thèmes pour les rencontres. Tous ne sont pas natifs anglophones : en fait, plusieurs d'entre eux font également partie du groupe de langue chinoise qui se réunit chaque mois ou avant certains anniversaires importants. « Je suis également chargé de l'animation du groupe sinophone, qui existe principalement grâce au soutien financier de bienfaiteurs chinois » poursuit fr. Lionel. « Le but est de se sentir un peu chez soi en faisant diverses activités ensemble : messes, conférences, réunions dans notre langue, activités culturelles, repas lors de fêtes importantes comme le nouvel an chinois ».

 

 

Giovanni Malaspina